Domaine de la synthèse des informations qui permet une prise de conscience d’un objet (Tribolet, 2005). La perception peut être physique, s'appuyant sur nos cinq sens, ou mentale quand l’objet est imaginé, représenté.

On distingue les hallucinations (sensorielles et intrapsychiques) des illusions. Une illusion est une mauvaise interprétation d’un stimulus extérieur réel (perception intacte). Ou en d'autres termes, « c'est quand quelque chose semble être autre chose ».

D'autre part, les hallucinations font référence à de fausses perceptions. La différence clé entre l'illusion et une hallucination réside dans le fait qu'un stimulus externe existe dans le cas d'une illusion et qu'il n'existe pas dans les hallucinations (= perception sans objet) (Frerejouan, 2017).

Par exemple, une personne souffrant d’anomalies de la perception peut interpréter le mouvement d’un rideau balayé par le vent comme un spectre, c’est une illusion. Si cette personne voyait un spectre au milieu de son salon, sans objet initial, nous serions ici dans le cas d’une perception sans objet et donc d’une hallucination visuelle. Pour aller plus loin.

Le domaine de la perception est complété par une troisième sous-catégorie qui peut être appelée « Trouble de la conscience de soi et du vécu corporel ». La sémiologie cible ici les troubles du schéma corporel (ex : ne pas pouvoir nommer ou reconnaître certaines parties de son corps), la perception de son propre corps (ex : impression fausse de difformités ou de disgrâces sur son visage), et ce que l’on nomme la dépersonnalisation.

Sous-catégories